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Trek dans l’Himalaya : Langtang 3/3

Cette partie concerne les jours 9 à 14 du trek, consacrés au Langtang.

 

Jour 9 : Thulo Syaphru – Rimche (5h30)

Gain d’altitude : – 450 m + 650 m (altitude max. 2450 m)

En quittant Thulo Syaphru ce matin, nous rejoignons un des treks les plus fréquentés du Népal. Certes moins parcouru que les Annapurnas ou que le camp de base de l’Everest, le Langtang est tout de même très apprécié des visiteurs étrangers. Et cela ce voit : le chemin s’élargit (impossible de se perdre dorénavant), des points de contrôle de l’armée ponctuent le chemin régulièrement, des inscriptions nous invitent à respecter l’environnement un peu partout et, surtout, le nombre de lodges et de restaurants se démultiplient.

Nous étions habitués à trouver un ou deux refuges de ce style en haut de chaque col, il y en a désormais plus d’une dizaine dans chaque groupement, beaucoup plus resserré en distance. On ne peut plus faire un pas dans un « village » sans se faire alpaguer au son de « have a rest », « you want tea ? », « take breakfast ! » et autres phrases du genre. Pas même de bonjour en général, les vautours guettent et s’ils ne nous prennent pas, d’autres le feront sans doute. Hélas pour eux, nous ne sommes pas des proies faciles. Nous ne nous arrêtons que pour manger nos propres vivres, ce qu’on trimbale dans nos sacs depuis Katmandou. Pour le thé, on attend d’être arrivés à la fin de l’étape quotidienne en nous contentant d’eau sur le chemin. Tous les jours, nous purifions ainsi quatre litres d’eau issus des montagnes himalayennes (ce qui nous fait aussi de belles économies puisque le litre d’eau minérale peut ici s’élever à 2,5 € la bouteille !).

Nous tirons donc définitivement un trait sur le plan humain de ce trek, les plus belles rencontres étant sans conteste réalisées entre marcheurs d’horizons variés.

La descente, après Thulo Syaphru, nous conduit sur notre premier pont suspendu du trek. Il nous permet de franchir la rivière Langtang Khalo que nous suivrons pendant la semaine à venir, jusqu’à Kyanjin Gumba. Fini le temps des ponts en bois, et des frayeurs qu’ils pouvaient occasionner, ici tout est métallique et rassurant. La rivière sous nos pieds serpente dans un canyon verdoyant de chênes et de mélèzes notamment.

Sur le pont, sont accrochés des drapeaux de prières multicolores avec toutes leurs habituelles inscriptions sacrées afin que les mantras des fidèles accompagnent les pèlerins dans leur marche. Le pays est à majorité hindou mais le bouddhisme est très présent dans les montagnes et cela se ressent encore plus dans le Langtang.

 

La rivière se gonfle d’orgueil à nos côtés et crache à présent d’impressionnants rapides. Elle s’alimente de toutes les cascades qui la rejoignent depuis les flancs des montagnes de part et d’autre. Le cadre du trek a complètement changé en quelques jours (à vrai dire en quelques heures) et le dépaysement est constant.

A l’heure du déjeuner, nous décidons d’écourter l’étape et de poser nos bagages à Rimche après tout de même cinq heures trente de marche. Les courbatures du passage du col de Laurebina et de la descente qui a suivi se font bien sentir et nos muscles demandent une trêve que nous leur accordons volontiers.

Le soir, nous faisons la connaissance de deux Français, récemment retraités, Mireille et Jean-Marc. Ils font le même trek que nous dans l’ensemble, mais naturellement dans l’autre sens, beaucoup plus facile et logique. Ils sont accompagnés, pour leur part, d’un guide et d’un porteur. Le couple de médecins est fascinant. Ils n’ont jamais cessé d’arpenter les montagnes et sont une véritable mine d’informations pour les treks à effectuer, notamment au Népal en Inde ou encore au Pakistan. C’est un bonheur de les écouter parler de leurs aventures en toute simplicité autour d’une bonne tasse de thé au lait, près du poêle central de la salle à manger, avant que la nuit ne tombe.

 

Jour 10 : Rimche – Chyamki (3h)

Gain d’altitude : + 780 m (altitude max. 3230 m)

Dixième jour de trek. Nous sommes bien ragaillardis et ne sentons qu’à peine le dénivelé que nous propose le Langtang ce matin. Nous continuons de suivre la rivière et les cascades se font plus grandes et plus belles à mesure que nous progressons en altitude. Nous retrouvons également des sommets enneigés que nous pouvons apercevoir au fond du canyon.

Si la neige a bien fondu, nous rencontrons toujours autant de yacks. Même des bébés que nous pouvons approcher sous l’œil vigilant de leur maman qui surveille non loin. Ces yacks, nous les imaginions plus gros, en réalité. Plus petits que des chevaux et moins gros que des vaches, ils ne sont remarquables que par leurs cornes parfois menaçantes. Pour leur progéniture, en revanche, pas de souci, ce sont des agneaux (demandez à Jo’ s’ils ne sont pas trooop mignons…).

Autour de nous, des grappes de chevaux sont aussi en liberté. Ils sont magnifiques, bien qu’un peu maigres, et nous rappellent la présence du Mustang voisin.

Après de nouveaux ponts suspendus, nous posons une nouvelle fois nos sacs dans un refuge qui semble idéal : isolé sur un flanc de montagne, vue sur la rivière et les sommets avoisinants, calme et paisible. Une nouvelles fois, l’hospitalité n’est pas au rendez-vous. Le type du lodge croit bon de sans cesse changer le deal initial pour tenter de soutirer un maximum d’argent. Il essaie bien de faire partager la chambre de Nicolas avec d’autres marcheurs, de nous faire prendre un lit simple pour un lit double pour qu’on se serre avec Jo’, rien n’y fait, nous sommes blindés et n’attendons que le lendemain pour fuir le lieu et retrouver nos montagnes, comme chaque jour.

Heureusement, les enfants du coin n’ont pas encore la même mentalité que leurs parents et un air de guitare suffit à leur donner un sourire qui nous ravit. Il en faut peu, autant pour eux que pour nous, pour retrouver du baume au cœur.

 

Jour 11 : Chyamki – Kyanjin Gumba (3h30)

Gain d’altitude : + 600 m (altitude max. 3830 m)

Nouveau réveil matinal. Nous partons alors que le soleil effleure à peine les pointes les plus inaccessibles des plus grands pics du Langtang. Autour de nous, les animaux dorment encore. Seul le tumulte de la Langtang Khalo se fait entendre.

Le paysage se découvre peu à peu et c’est un extraordinaire plateau de moyenne montagne qui se livre à nous. Les flancs déboisés des montagnes nous semblent d’une aridité extrême en comparaison de ce que nous avons vu jusque là. À nos pieds, la végétation se raréfie également et l’on ne trouve que des arbustes et de l’herbe jaunie dont raffole chevaux et yacks.

Les contrôles militaires se multiplient sur le chemin et l’on nous demande fréquemment nos permis de trek. Nos noms sont consignés dans un grand registre qui sert davantage au décompte des visiteurs annuels qu’à notre sécurité, objectif pourtant annoncé de ces autorisations délivrées depuis Katmandou.

Bientôt, nous arrivons au bout de la vallée de Langtang. Kyanjin Gumba nous ouvre ses portes, petit village perdu au cœur des montagnes. Nous sommes nichés au centre de nouveaux géants qui dépassent souvent les 6000 m et parfois bien davantage comme le Langtang Lirung qui nous protège du haut de ses 7227 m.

Sur les sommets, où que l’on regarde, la neige est parfaite et semble éternelle. Nous avons une incroyable chance d’avoir un ciel totalement dégagé en cette matinée idéale en forme d’achèvement de trek. Pourtant, nous souhaitons côtoyer d’un peu plus près les étoiles et nous mettons en quête d’un nouveau sommet avec Nicolas.

Bien vite toutefois, nous ferons marche arrière. Au milieu de notre ascension, nous croisons un groupe de Flamands dont une femme s’est blessée à la jambe. Nicolas, en bon compatriote, propose de la porter un peu pour regagner le village et je tente d’aider du mieux que je peux. La montagne nous lance des avertissements : le trek n’est pas terminé et nous sommes bien faibles face à toute cette démesure.

 

Jour 12 : Kyanjin Gumba – View Point – Kyanjin Gumba (3h)

Gain d’altitude : + 700 m – 700 m (altitude max. 4530 m)

Nous repartons aujourd’hui à l’assaut du pic dont nous n’avons point vu le sommet hier. Cette fois rejoints par Johanna qui souhaite observer le village vu du ciel, nous reprenons notre marche vers des hauteurs qui nous conduisent pour la seconde fois au-dessus des 4500 m.

Le souffle est court et les pas sont lents mais, une nouvelle fois, la récompense est merveilleuse. Ce nouveau point culminant nous offre une vue panoramique fabuleuse sur les glaciers, les crêtes et les géants tibétains à quelques cinq kilomètres de là.

Nous sommes encore accueillis par des drapeaux de prières auxquelles nous joignons les nôtres pour nos proches, qu’ils soient de France ou d’ailleurs.

La beauté du Langtang est extraordinaire et nous sommes fiers d’être parvenus jusqu’ici, dans un cadre onirique qui ne se laisse deviner que pas à pas pour mieux être apprécié. Nous savourons, à n’en plus nous arrêter, la chance que nous avons de découvrir ce nouveau trésor de la nature. Les mauvais aspects du trek sont vite effacés face à ce que nous ressentons à présent. Nous ne regrettons en rien cette aventure himalayenne dont nous rêvions tous les deux depuis longtemps.

 

Jour 13 : Kyanjin Gumba – Rimche (5h10)

Gain d’altitude : – 1380 m (altitude max. 3830 m)

Cette fois, il nous faut redescendre par le même chemin pour rejoindre la vallée d’où nous gagnerons la capitale. En une matinée, nous effectuons ce que nous avions mis deux jours à monter. Les falaises sont toujours aussi impressionnantes. Les cascades n’en finissent plus de se jeter dans la Langtang Khalo. Les animaux nous saluent une dernière fois.

Le chemin est encore placé sous la protection des prières bouddhiques avec nombre de moulins à eau et de stèles alignées sur des centaines de mètres, tout au long des sentiers du Langtang.

Le soir, nous nous retrouvons une dernière fois autour du poêle chaud de Rimche avec Nicolas, Mireille et Jean-Marc comme des adieux lancés à la montagne. Cette fois, plus rien ne saurait nous ralentir, d’autant que le temps se gâte pour ne nous laisser aucun regret.

 

 

Jour 14 : Rimche – Syaphru Besi (4h30)

Gain d’altitude : – 950 m (altitude max. 2450 m)

C’est, sous des trombes d’eau, que nous gagnons aujourd’hui Syaphru Besi, beaucoup plus bas dans la vallée. Les pentes sont extrêmement glissantes et le chemin est tapissé de pierres instables et de racines masquées sous des feuillages trompeurs.

Nous ne prenons aucun risque et traversons nos derniers ponts suspendus du trek ainsi que quelques champs de cannabis sauvages avant de rejoindre la civilisation. Demain, nous serons rentrés, pour ainsi dire chez nous, à Katmandou.

Las Bardenas Reales

Las Bardenas Reales, Navarre, Espagne.

Il existe parfois des lieux uniques, des lieux dont le décor ne semblent pas coller avec l’environnement qui les entoure, des lieux qu’on ne saurait imaginer ici plutôt qu’ailleurs. Cette idée de dépaysement littéral et soudain nous a frappé dans le nord de l’Espagne, dans le sud-est de la Navarre pour être précis, mais finalement si près des Pyrénées.

Une curiosité géologique

Ce lieu fantastique qu’on appelle les « Bardenas Reales » s’étend sur plus de 40.000 hectares même s’il faut différencier la bardena del plano (plaine), la bardena negra (forêt) et la bardena blanca (steppe et désert) que nous avons visitée. Située au centre du parc, il s’agit de la deuxième plus grande zone désertique d’Europe occidentale après celle d’Andalousie, toujours en Espagne. Mais à la différence de l’Andalousie, la Navarre n’est pas célèbre pour l’aridité de ses paysages, ce qui est d’autant plus intéressant.

Alors, on vous prévient tout de suite, on ne tombe pas au hasard sur le site, il faut l’avoir localisé pour ne pas le manquer. Et même une fois entré dans le parc national, on doit rouler plusieurs kilomètres avant d’apercevoir les premières montagnes aux formes de cheminées.

L’érosion, les pluies, les fortes amplitudes thermiques sont à l’origine de ces structures fascinantes que l’on approche très facilement depuis le sentier, à vélo pour les plus courageux, mais généralement en voiture (climatisée pour les plus chanceux).

Bien sûr, certaines zones sont fragiles et il est déconseillé de grimper sur les structures monumentales qu’on croirait tirées d’Amérique du Nord. D’autres secteurs sont accessibles et Will ne pouvait pas s’empêcher d’aller y faire un tour histoire de bien réaliser l’échelle.

Le lieu est tout aussi adapté pour les enfants à partir du moment où l’on évite les fortes chaleurs et qu’on les protège suffisamment du soleil. Ilan est parti barouder dans les steppes pendant que son papa faisait le mariole et Thélio jouait avec les cailloux. Aucun souci donc pour les emmener aux Bardenas Reales de Navarre.

Des paysages époustouflants

Pour la petite histoire, ces lieux incroyables qu’on imagine volontiers au Mexique ou en Arizona ont servi à la réalisation de nombreux westerns, le décor s’y prêtant parfaitement. On atteint même un canyon si l’on a le courage d’explorer plus loin que les grandes cheminées si photogéniques au demeurant.

La visite des Bardenas Reales, ou au moins de la partie blanche, se fait en deux heures minimum. Un petit office de tourisme se trouve après quelques kilomètres de piste dans le parc mais il était fermé lors de notre venue en mai. Ceux qui ont la possibilité de venir découvrir le site aux premières ou aux dernières lueurs du jour doivent encore davantage admirer le spectacle avec des dégradés de couleurs à couper le souffle.

Bref, le détour est impératif si vous passez en Navarre ou en Aragon, vous ne le regretterez pas !

 

Lieu insolite du Vietnam : temple cao dai

Temple Cao Daï, Vietnam

Si les bouddhistes représentent 80 pour cent de la population et les catholiques 10 pour cent, le caodaïsme est la troisième religion d’importance au Vietnam.

A quelques kilomètres de la frontière cambodgienne, se trouve le plus grand temple dédié à l’œil divin, le symbole de Cao Dai. Là, on est plongé dans les studios bollywoodiens. Les fidèles sont vêtus de blanc et les hommes de foi de rouge, de jaune et de bleu. La musique se fait omniprésente et tous ont appris une chorégraphie au préalable.

Plus kitsch, tu meurs

Le temple lui-même est le summum du kitsch de la plus belle époque. Les piliers sont rose bonbon, le toit est bleu avec des étoiles dessinées dessus, des tigres grossièrement sculptés ornent le tout et un immense globe vert trône en bout de salle pour représenter l’universalité de cette religion.

Bien sûr l’oeil divin est partout : sur les fenêtres, les statues, et toujours le globe vert.

Une cinquantaine de fidèles arborent fièrement un brassard tricolore : ce sont les membres du service d’ordre, principalement des femmes. Et gare à vous si vous piétinez l’allée centrale, elles pourraient vous jeter le mauvais œil !

Ce temple cao dai est juste « too much ». Nous avons vu bon nombre de lieux de cultes dans ma vie mais celui-ci défie toutes les normes. Il serait un décor de cinéma qu’on le jugerait irréaliste.

C’est la première fois que nous n’éprouvons aucune gêne à prendre photos et vidéos d’une cérémonie religieuse. Et pour cause, ce n’en était pas vraiment une. C’était la parade de Disneyland ou un tableau des 1001 nuits. Il ne peut en être autrement. Si ?

Dans tous les cas, par curiosité ou même par foi, ce lieu insolite du Vietnam vaut bien le détour.

Test : porte-bébé de randonnée

Test : porte-bébé de randonnée

Amateurs de trekking et de grande randonnée, nous attendions avec impatience le jour où l’on emmènerait nos petits bonhommes avec nous sur des sentiers montagneux (il faut bien reconnaître que La Rochelle n’est pas réputée pour son relief accidenté).

Nous avons opté pour un porte-bébé dorsal de la marque Deuter, la référence dans le domaine. Ilan serait donc sur son papa. Thélio, en Ergobaby, sur sa maman pour diverses virées en Espagne et en Andorre.

Compte rendu

Première impression : le porte-bébé est forcément intéressant en randonnée puisqu’il permet de répartir le poids de son enfant. Entre la ceinture large pour les hanches et les bretelles pour les épaules, sans oublier le réglage à la poitrine, on peut quasiment l’adapter à toutes les morphologies. Oui mais (nous en avons toujours un) du coup, on préfère ne pas changer de porteur en cours de route…

Le porte-bébé nous libère les mains et celles-ci peuvent facilement attraper les cordes, les rampes d’escaliers, une bouteille d’eau, etc. En contrepartie, on est automatiquement moins mobile. Ce n’est pas pratique dans les sentiers étroits type passerelles ou bas de plafond type grottes. On adore tout particulièrement le pare-soleil sur le dessus.

Bien sûr le poids de portage étant bien réparti, l’enfant semble moins lourd. Oui mais (nous vous avions prévenu) le porte-bébé lui-même fait son poids. Quant à celui de l’enfant, il ne disparaît pas totalement ou bien revient à notre mémoire après une bonne heure de marche.

Bilan

C’est un outil très intéressant pour des randonnées courtes de quelques heures maximum avec quelques pauses. Nous ne le prendrions pas pour des treks longs (une semaine ou plus) à cause de l’encombrement qui nous a semblé trop important. Pour les petites balades, Ilan grimpera sur les épaules de papa de temps en temps, comme d’habitude.

Évaluation :

  • Intérêt : 3/5 pour les randonnées sur 1/2 journée.
  • Confort : 4/5 idéal si l’on excepte la hauteur. Nous sentons l’enfant en sécurité à tout moment.
  • Prix : 2/5 le prix moyen étant de 200€ il faut vraiment réfléchir avant de le prendre.

Buddha park

Buddha park

Pour notre dernière étape au Laos, nous posons nos valises à Vientiane. L’ambiance est toujours aussi reposante et ces dernières heures passées au Laos semblent filer sans qu’on ne s’en rende compte.

À l’image des autres « grandes » villes du pays, le centre de la capitale n’est pas très étendu et se laisse parcourir à pied, au gré de ses monuments les plus célèbres. Ainsi, croisons-nous le Patouxai (un Arc de triomphe version lao), le That Luang (un grand chédi doré) ou bien encore quelque Bouddha couché au détour d’un temple très coloré.

Un site méconnu

Mais le site qui nous a le plus charmés est sans conteste le Buddha Park, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville. Là, dans un parc créé à la fin des années cinquante, les sculptures rivalisent de beauté et d’influences, même si la déclinaison autour des thèmes hindo-bouddhiques demeure centrale. Le lieu est surtout un cadre de paix où l’on flâne librement le temps d’une escapade agréable.

A noter : le parc ressemble à s’y méprendre au Sculpture park de Nong Khai, côté thaïlandais. Et pour cause, le même concepteur en est à l’origine.

Les trésors d’Ayutthaya

Les trésors d’Ayutthaya

Plutôt que de foncer directement à Chiang Mai en arrivant à Bangkok (pour ceux qui ne se limitent pas aux plages du sud, évidemment), prenez le temps de découvrir Ayyuthaya, à seulement 75 km au nord de la capitale.

A une heure de minibus, donc, vous parvenez déjà à un site de grande valeur, situé dans l’ancienne capitale du royaume Siam, entre le 14e et le 18e siècle.

Un peu d’histoire

La ville accueillait à son apogée près de 800.000 habitants contre dix fois moins aujourd’hui. De sa grandeur d’antan, reste encore un charme hypnotique lorsqu’on déambule à vélo entre les ruines de son histoire passée.

Les temples ont, pour la plupart, été ravagés par les guerres sempiternelles avec les Birmans et l’on ne peut que s’imaginer ce que pouvait être le gigantisme du site autrefois. Les Bouddhas sont amputés ou décapités. Certains chedis (les stûpas locaux) ne tiennent que par miracle sur des socles bancals. Pourtant, l’atmosphère est paisible et si l’on fait un effort suffisant, on n’est jamais loin de tomber en admiration devant des vestiges à en donner le vertige.

Des Bouddhas partout

Bouddhas alignés, recouverts de tissus sacrés, vous voici au Wat Chaï Mongkhon. Ensemble prestigieux aux accents khmers, vous êtes au Wat Chaï Wattanaram. Ancienne chapelle royale aux chedis immenses, vous contemplez le Wat Sri Sanphet.

Et si vous apercevez une tête de Bouddha avalée dans des racines enchevêtrées, vous devez vous trouvez dans le Wat Mahathat, un des incontournables d’Ayutthaya. Les beautés du site se multiplient où que l’on regarde et le royaume de Siam se prend à revivre ses années fastes : les plaines centrales de Thaïlande ont encore bien des trésors cachés…

Réaliser la photo parfaite du Taj Mahal

La photo parfaite du Taj Mahal

Aujourd’hui, nous vous proposons un petit manuel à suivre si vous souhaitez réaliser la photo parfaite (accrocheur, non ?) du Taj Mahal, l’un des monuments les plus photographiés du monde !

Et c’est bien là que se situe la difficulté. Comment faire pour n’avoir PERSONNE sur son cliché souvenir alors qu’il est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco et trône dans un pays d’un milliard et demi d’habitants comme LE site touristique incontournable ?

Nous avons la réponse.

Bien sûr, si vous êtes professionnel de la retouche d’image et que vous avez le courage de supprimer 352 touristes sur la photo, vous n’avez pas besoin de nous. De même si vous êtes millionnaire et que l’envie de privatiser le site vous vient d’un coup, comme ça, pour pourrir notre post…

Pour les autres, voici quelques conseils utiles :

  • Prévoir de visiter le Taj Mahal un jour d’ouverture (le vendredi, c’est fermé par exemple).
  • Acheter ses billets la veille pour ne pas faire la queue le matin.
  • Tenir compagnie aux gardes dès quatre heures du matin pour être certains de franchir au moins cette porte, puisqu’il y en a plusieurs, avant tous les touristes qui viennent à partir de six heures du matin en général.
  • Avoir de la chance pour que la porte choisie soit la première ouverte ce jour-là (nous n’avons pas dit que la technique était infaillible).
  • Courir très vite pour accéder à la porte d’accès au Taj Mahal avant les hordes qui ne tarderont pas à déferler ! Un entraînement au running peut être intéressant pour ce point.
  • Vous avez alors environ deux minutes d’avance sur tout le monde et pouvez mitrailler le site avec intelligence (et quelques réglages sur votre appareil pour capter la magie de l’instant aux premières lueurs de l’aube). Avancez, cliquez. Avancez, cliquez. Ne vous retournez pas. Oui, vous êtes dans le cadre pour les autres touristes derrière vous mais c’est le jeu… il fallait bien un premier !
  • Voilà, normalement, vous avez une photo parfaite du Taj Mahal ! Merci qui ?

Indonésie : les 3 volcans les plus impressionnants

Les 3 volcans les plus impressionnants

L’Indonésie a de nombreuses facettes. Une de nos préférées est sans conteste sa géographie variée qui nous entraîne de plages en volcans en une poignée de kilomètres.

Pour les adeptes de la randonnée ou du trekking, voici une sélection subjective des trois volcans que nous estimons les plus photogéniques.

  • 1 – Le Bromo

Le plus simple d’accès et qui ne demande pas une condition physique particulière. Au milieu d’une mer de sable et avec le Semeru à deux pas… une merveille naturelle qu’on croirait peinte. Conseil : la vue la plus saisissante se trouve au sommet du Panajakan voisin (photo d’illustration de l’article).

  • 2 – Le Kawah Ijen

Popularisé par des émissions télé, le kawah Ijen, situé sur l’ïle de Java comme le Bromo, est célèbre pour son lac de cratère bleu acide et sa soufrière à ciel ouvert. Ne pas hésitez à descendre avec les ouvriers pour venir titiller le lac du bout des doigts. Une bonne heure de montée est suffisante pour atteindre le sommet.

  • 3 – Le Rinjani

Trois jours de trek au total pour atteindre le sommet, descendre dans son cratère et remonter sur les parois puis retrouver la vallée. Le Rinjani, sur l’île de Lombok, est magnifique et le volcan qui s’est formé au sein même du lac de cratère y est pour beaucoup. Un incontournable pour ceux qui n’ont pas peur de marcher un peu.

Cambodge : 5 lieux méconnus à visiter

5 lieux méconnus à visiter

Quand on planifie un voyage au Cambodge, on pense tout de suite à Phnom Penh, la capitale, et bien entendu aux temples d’Angkor. Siem Reap servant de base pour visiter ces derniers, la ville est tout aussi incontournable.

Et après ? Pour un voyage ayant deux semaines, ou plus, devant lui… ça fait court comme programme !

Voici donc 5 lieux méconnus à visiter au Cambodge :

  • 1 –  Koh Tonsay

Non loin de Kep, l’île du lapin est un petit coin de paradis à découvrir d’urgence. De petits bungalows en bois où l’électricité se fait rare pour tout hébergement. Palmiers, cocotiers… sans doute loin de l’image du Cambodge qu’on pourrait s’imaginer.

  • 2 – Battambang

Il s’agit de la deuxième ville du pays. Pourtant, les touristes ne s’y attardent pas et manquent temples et monastères, marchés de nuit et maisons coloniales. Le rythme nonchalant de cette grande cité ne joue pas en sa faveur mais c’est l’endroit idéal pour prendre le véritable pouls du Cambodge et faire des rencontres autrement plus authentiques qu’à Sieam Reap ou Phom Penh.

  • 3 – Phoum Kandal

Non loin de Kompong Chhnang, à une centaine de kilomètres de la capitale, se trouve le village flottant de Phoum Kandal, sur le Tonle Sap, le grand lac situé au centre du pays. C’est un site extraordinaire pour partager le quotidien d’une population exilée du Vietnam voisin et qui nous accueille les bras ouverts dans ses maisons bleues que l’on découvre au fil de l’eau.

 

  • 4 – Banlung

Petite capitale de la région du Ratanakiri, dans le nord est du pays, Banlung ne manque pas de charme et sert de point de départ à des excursions fantastiques : cascades, lac de cratère, campements à éléphants, rizières, villages montés sur pilotis etc. C’est loin mais un endroit comme ça se mérite.

  • 5 – Sen Monorom

Aussi isolée que Banlung, la ville de Sen Monorom est la capitale de la région du Mondolkiri. Là aussi, la destination est un prétexte parfait pour explorer les environs et notamment une jungle rapidement accessible. Trekking, balade à dos d’éléphant, bain rafraîchissant sous des cascades dans un décor luxuriant, c’est l’aventure à l’état pur.

 

Prix fixes et transports

Prix fixes et transports

Il arrive que les chauffeurs de taxi, tuk-tuk ou autres modifient leurs prix en cours de route, prétextant qu’il ne s’agissait pas de ce qui était convenu. C’est une tentative comme une autre pour gagner un peu plus d’argent.

A l’arrivée, vous expliquez gentiment qu’il sera payé le prix qui était fixé, tout en restant ferme. Le chauffeur peut s’énerver tant qu’il le souhaite, c’est de bonne guerre après tout, mais ne vous laissez pas faire.

Les énergumènes très très énervés que l’on rencontre parfois en Thaïlande vont même vous parler de police : acceptez sa requête et dites-lui d’appeler la police. Il prendra son téléphone et fera semblant de les avoir en ligne pour vous faire peur. N’y croyez pas et, de toute façon, vous êtes dans votre droit.

Ce petit jeu n’est qu’une question de patience.