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Réaliser la photo parfaite du Taj Mahal

La photo parfaite du Taj Mahal

Aujourd’hui, nous vous proposons un petit manuel à suivre si vous souhaitez réaliser la photo parfaite (accrocheur, non ?) du Taj Mahal, l’un des monuments les plus photographiés du monde !

Et c’est bien là que se situe la difficulté. Comment faire pour n’avoir PERSONNE sur son cliché souvenir alors qu’il est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco et trône dans un pays d’un milliard et demi d’habitants comme LE site touristique incontournable ?

Nous avons la réponse.

Bien sûr, si vous êtes professionnel de la retouche d’image et que vous avez le courage de supprimer 352 touristes sur la photo, vous n’avez pas besoin de nous. De même si vous êtes millionnaire et que l’envie de privatiser le site vous vient d’un coup, comme ça, pour pourrir notre post…

Pour les autres, voici quelques conseils utiles :

  • Prévoir de visiter le Taj Mahal un jour d’ouverture (le vendredi, c’est fermé par exemple).
  • Acheter ses billets la veille pour ne pas faire la queue le matin.
  • Tenir compagnie aux gardes dès quatre heures du matin pour être certains de franchir au moins cette porte, puisqu’il y en a plusieurs, avant tous les touristes qui viennent à partir de six heures du matin en général.
  • Avoir de la chance pour que la porte choisie soit la première ouverte ce jour-là (nous n’avons pas dit que la technique était infaillible).
  • Courir très vite pour accéder à la porte d’accès au Taj Mahal avant les hordes qui ne tarderont pas à déferler ! Un entraînement au running peut être intéressant pour ce point.
  • Vous avez alors environ deux minutes d’avance sur tout le monde et pouvez mitrailler le site avec intelligence (et quelques réglages sur votre appareil pour capter la magie de l’instant aux premières lueurs de l’aube). Avancez, cliquez. Avancez, cliquez. Ne vous retournez pas. Oui, vous êtes dans le cadre pour les autres touristes derrière vous mais c’est le jeu… il fallait bien un premier !
  • Voilà, normalement, vous avez une photo parfaite du Taj Mahal ! Merci qui ?

Où manger le meilleur masala dosa ?

Où manger le meilleur masala dosa ?

Si par le plus grand des hasards vous passez par la petite ville indienne de Sravanabelgola, vous pouvez demander à votre chauffeur de taxi de vous conduire directement chez Raghu.

Là, vous commandez le masala dosa fourré aux pommes de terre… et vous nous remercierez ensuite !

A noter que leur thali (meal dans le sud) est tout aussi excellent avec des chapatis et des rotis (le pain local), entourés de ses sauces et de riz, le tout sur une feuille de bananier. On vous propose dans ce plat : une banane, un chutney de coco à la menthe, de la semoule à l’ananas, un bouillon aux épices, des pois chiches et des petits pois, des pommes de terre, un yaourt aux concombres, des haricots et des oignons, et un beignet aux pommes de terre.

Bien sûr, tout est a volonté et c’est délicieux.

 

Pratique

Raghu restaurant et hôtel, Kalyani Road, Hassan, Shravanabelagola, Karnataka 573135, Inde.

Delhi

Delhi

Cette fois, je débarque en Inde. Je ne peux pas dire que je ne connaisse rien de ce pays puisque, comme d’habitude, j’ai beaucoup lu avant de venir. J’ai beaucoup parlé et regardé de reportages également. Aussi ai-je bien une idée globale de l’économie, de la politique, de la religion ou encore de Bollywood. Je connais les coins à visiter, les quelques incontournables et les recettes à tester d’urgence. Pourtant, je ne connais rien de ce pays. Je ne sais pas l’odeur des gares routières. Je ne sais pas la couleur du thé. Je ne sais pas si les vêtements collent à la peau en cette saison. Je ne sais rien.

Je débarque dans un pays qu’on adore ou qu’on déteste au premier coup d’œil, paraît-il. J’ai toujours entendu parler de ce choc culturel qui accompagne les premiers pas en Inde. On est à la fois émerveillé et dégoûté par ce qu’on y trouve. En ce qui me concerne, je suis en général plus enclin à l’émerveillement qu’au dégoût. Et puis, il faut le dire, après huit mois passés sur les routes d’Asie, je ne m’attends pas plus que cela à être dérouté.

Pour l’heure, j’ai froid. Le premier choc est thermique. Je ne m’y attendais pas ; je ravale ma science issue des livres. Je sors de l’aéroport et repère rapidement le taxi qui m’est attribué. Je le partage avec des Espagnols rencontrés au Bangladesh, histoire de partager les frais en gagnant le centre ville. Direction le grand bazar.

En moins de cinq minutes, je comprends que le grand bazar est partout sur les routes. Même de nuit, la circulation est folle. Je distingue mes premières vaches sacrées qui se prennent de sacrées roustes par des chauffeurs pressés. Un cliché en moins ! L’adaptation, c’est aussi savoir confronter ses idées préconçues à la réalité pour se permettre d’avancer.

Bientôt propulsé dans le cœur de la ville à la vitesse de la lumière, je vois scintiller quelques lucioles au loin. Ce loin est précisément ma destination, j’aurais dû m’en douter. Les lucioles deviennent des feux et les ombres immobiles à leurs côtés se matérialisent. Ce sont des hommes emmitouflés des pieds jusqu’à la tête dans des couvertures marrons ou grises. Les ombres se regroupent dans les rues tous les vingt mètres autour de barils enflammés. Les mains, ou ce qui y ressemble, au-dessus des flammes, renforcent ma première impression sur le pays : il fait froid ici.

Je dois l’avouer, le premier contact n’est pas tout à fait rassurant. Je m’attendais à une profusion de couleurs et tout est sombre. Rien ne bouge non plus, excepté quelques silhouettes dans le renfoncement des portes. Des yeux noirs se tournent sur le passage du taxi qui ralentit. Le chauffeur ne connaît-il pas l’adresse proposée par les Espagnols ? Va-t-il demander son chemin dans un bas quartier déshérité de la ville ? Les portes sont-elles verrouillées ?

Des yeux entrent à l’arrière du taxi. Des lueurs pénètrent mon espace dans une atmosphère de papiers brûlés alors que le taxi s’immobilise définitivement dans une ruelle qui ne me dit rien qui vaille. Je n’ai plus froid du tout. J’hésite à sortir une seconde. Une seconde de trop puisque qu’un homme ouvre ma portière brusquement.

Cette fois, je suis bien en Inde, contraint de fouler une sol poussiéreux qui semble s’échapper sous mes pieds. Face à moi, l’Indien s’accroche encore à la portière et appelle du renfort. Deux autres colosses accourent. L’un deux s’approchent et me dit, presque menaçant :

– Excuse me, you need a room, Sir ?