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Las Bardenas Reales

Las Bardenas Reales, Navarre, Espagne.

Il existe parfois des lieux uniques, des lieux dont le décor ne semblent pas coller avec l’environnement qui les entoure, des lieux qu’on ne saurait imaginer ici plutôt qu’ailleurs. Cette idée de dépaysement littéral et soudain nous a frappé dans le nord de l’Espagne, dans le sud-est de la Navarre pour être précis, mais finalement si près des Pyrénées.

Une curiosité géologique

Ce lieu fantastique qu’on appelle les « Bardenas Reales » s’étend sur plus de 40.000 hectares même s’il faut différencier la bardena del plano (plaine), la bardena negra (forêt) et la bardena blanca (steppe et désert) que nous avons visitée. Située au centre du parc, il s’agit de la deuxième plus grande zone désertique d’Europe occidentale après celle d’Andalousie, toujours en Espagne. Mais à la différence de l’Andalousie, la Navarre n’est pas célèbre pour l’aridité de ses paysages, ce qui est d’autant plus intéressant.

Alors, on vous prévient tout de suite, on ne tombe pas au hasard sur le site, il faut l’avoir localisé pour ne pas le manquer. Et même une fois entré dans le parc national, on doit rouler plusieurs kilomètres avant d’apercevoir les premières montagnes aux formes de cheminées.

L’érosion, les pluies, les fortes amplitudes thermiques sont à l’origine de ces structures fascinantes que l’on approche très facilement depuis le sentier, à vélo pour les plus courageux, mais généralement en voiture (climatisée pour les plus chanceux).

Bien sûr, certaines zones sont fragiles et il est déconseillé de grimper sur les structures monumentales qu’on croirait tirées d’Amérique du Nord. D’autres secteurs sont accessibles et Will ne pouvait pas s’empêcher d’aller y faire un tour histoire de bien réaliser l’échelle.

Le lieu est tout aussi adapté pour les enfants à partir du moment où l’on évite les fortes chaleurs et qu’on les protège suffisamment du soleil. Ilan est parti barouder dans les steppes pendant que son papa faisait le mariole et Thélio jouait avec les cailloux. Aucun souci donc pour les emmener aux Bardenas Reales de Navarre.

Des paysages époustouflants

Pour la petite histoire, ces lieux incroyables qu’on imagine volontiers au Mexique ou en Arizona ont servi à la réalisation de nombreux westerns, le décor s’y prêtant parfaitement. On atteint même un canyon si l’on a le courage d’explorer plus loin que les grandes cheminées si photogéniques au demeurant.

La visite des Bardenas Reales, ou au moins de la partie blanche, se fait en deux heures minimum. Un petit office de tourisme se trouve après quelques kilomètres de piste dans le parc mais il était fermé lors de notre venue en mai. Ceux qui ont la possibilité de venir découvrir le site aux premières ou aux dernières lueurs du jour doivent encore davantage admirer le spectacle avec des dégradés de couleurs à couper le souffle.

Bref, le détour est impératif si vous passez en Navarre ou en Aragon, vous ne le regretterez pas !

 

Lieu insolite du Vietnam : temple cao dai

Temple Cao Daï, Vietnam

Si les bouddhistes représentent 80 pour cent de la population et les catholiques 10 pour cent, le caodaïsme est la troisième religion d’importance au Vietnam.

A quelques kilomètres de la frontière cambodgienne, se trouve le plus grand temple dédié à l’œil divin, le symbole de Cao Dai. Là, on est plongé dans les studios bollywoodiens. Les fidèles sont vêtus de blanc et les hommes de foi de rouge, de jaune et de bleu. La musique se fait omniprésente et tous ont appris une chorégraphie au préalable.

Plus kitsch, tu meurs

Le temple lui-même est le summum du kitsch de la plus belle époque. Les piliers sont rose bonbon, le toit est bleu avec des étoiles dessinées dessus, des tigres grossièrement sculptés ornent le tout et un immense globe vert trône en bout de salle pour représenter l’universalité de cette religion.

Bien sûr l’oeil divin est partout : sur les fenêtres, les statues, et toujours le globe vert.

Une cinquantaine de fidèles arborent fièrement un brassard tricolore : ce sont les membres du service d’ordre, principalement des femmes. Et gare à vous si vous piétinez l’allée centrale, elles pourraient vous jeter le mauvais œil !

Ce temple cao dai est juste « too much ». Nous avons vu bon nombre de lieux de cultes dans ma vie mais celui-ci défie toutes les normes. Il serait un décor de cinéma qu’on le jugerait irréaliste.

C’est la première fois que nous n’éprouvons aucune gêne à prendre photos et vidéos d’une cérémonie religieuse. Et pour cause, ce n’en était pas vraiment une. C’était la parade de Disneyland ou un tableau des 1001 nuits. Il ne peut en être autrement. Si ?

Dans tous les cas, par curiosité ou même par foi, ce lieu insolite du Vietnam vaut bien le détour.

Les dragons de Komodo

Les dragons de Komodo

Nous abordions notre rencontre avec les fameux varans avec un peu de scepticisme. En effet, nombre de touristes nous avaient dit que cela n’en valait pas forcément la peine. Par chance, nous ne sommes pas de cet avis après avoir visité les îles de Komodo et de Rinca. Si la première est un peu décevante puisque nous ne voyons pas beaucoup de dragons (le parc national est beaucoup trop grand pour que les guides sachent où ils se trouvent !), Rinca est idéale pour les observer facilement.

Même si nous savons que nous ne risquons rien à approcher (d’assez près en réalité) ces animaux préhistoriques, nous avions tout de même une certaine appréhension à les côtoyer dans leur habitat naturel et nous ne faisions tout simplement pas les fiers quand ils se mettaient à charger ! Rappelons au passage qu’une simple morsure de ces grands lézards entraîne une mort certaine, dans d’horribles souffrances, puisque leurs mâchoires contiennent un nombre incroyable de venins non identifiés. Bref, courageux mais pas suicidaires, nous nous en tenions à une distance raisonnable d’observation.

Sympa, le dragon ?

Le dragon est une espèce protégée, cela va sans dire, mais seulement depuis une trentaine d’années et l’ouverture du parc, chose surprenante. Il existe aujourd’hui plusieurs milliers d’individus qui mesurent jusqu’à 2m50 de long et dont les femelles pondent entre 15 et 30 œufs par portée. Pour l’anecdote, il faut savoir que si les mamans ont vraiment faim, elles peuvent se laisser aller à dévorer leur progénitures sur un coup de tête…

Les bébés, justement, nous avons eu la chance d’en approcher un, caché au milieu des branchages. Jeunes, les dragons peuvent grimper aux arbres et arborent des rayures jaunes qu’ils perdent en grandissant. Les adultes, plutôt pépères, passent leur temps à lézarder au soleil : un comble ! Souvent à l’affût de nourriture près des restaurants du parc, bien caler à l’ombre des pilotis, ils peuvent néanmoins faire preuve d’une extrême vivacité quand on les titille un peu trop, ce que les guides adorent faire pour impressionner les touristes.

Au final

Mission accomplie, nous partons avec les yeux remplis d’images d’un autre temps. Les émotions étaient bien au rendez-vous de ce moment fort du voyage. Et encore tellement de choses à voir, nous avons à peine le temps de nous en remettre que nous sommes déjà en route pour une autre aventure.

Buddha park

Buddha park

Pour notre dernière étape au Laos, nous posons nos valises à Vientiane. L’ambiance est toujours aussi reposante et ces dernières heures passées au Laos semblent filer sans qu’on ne s’en rende compte.

À l’image des autres « grandes » villes du pays, le centre de la capitale n’est pas très étendu et se laisse parcourir à pied, au gré de ses monuments les plus célèbres. Ainsi, croisons-nous le Patouxai (un Arc de triomphe version lao), le That Luang (un grand chédi doré) ou bien encore quelque Bouddha couché au détour d’un temple très coloré.

Un site méconnu

Mais le site qui nous a le plus charmés est sans conteste le Buddha Park, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville. Là, dans un parc créé à la fin des années cinquante, les sculptures rivalisent de beauté et d’influences, même si la déclinaison autour des thèmes hindo-bouddhiques demeure centrale. Le lieu est surtout un cadre de paix où l’on flâne librement le temps d’une escapade agréable.

A noter : le parc ressemble à s’y méprendre au Sculpture park de Nong Khai, côté thaïlandais. Et pour cause, le même concepteur en est à l’origine.

Les trésors d’Ayutthaya

Les trésors d’Ayutthaya

Plutôt que de foncer directement à Chiang Mai en arrivant à Bangkok (pour ceux qui ne se limitent pas aux plages du sud, évidemment), prenez le temps de découvrir Ayyuthaya, à seulement 75 km au nord de la capitale.

A une heure de minibus, donc, vous parvenez déjà à un site de grande valeur, situé dans l’ancienne capitale du royaume Siam, entre le 14e et le 18e siècle.

Un peu d’histoire

La ville accueillait à son apogée près de 800.000 habitants contre dix fois moins aujourd’hui. De sa grandeur d’antan, reste encore un charme hypnotique lorsqu’on déambule à vélo entre les ruines de son histoire passée.

Les temples ont, pour la plupart, été ravagés par les guerres sempiternelles avec les Birmans et l’on ne peut que s’imaginer ce que pouvait être le gigantisme du site autrefois. Les Bouddhas sont amputés ou décapités. Certains chedis (les stûpas locaux) ne tiennent que par miracle sur des socles bancals. Pourtant, l’atmosphère est paisible et si l’on fait un effort suffisant, on n’est jamais loin de tomber en admiration devant des vestiges à en donner le vertige.

Des Bouddhas partout

Bouddhas alignés, recouverts de tissus sacrés, vous voici au Wat Chaï Mongkhon. Ensemble prestigieux aux accents khmers, vous êtes au Wat Chaï Wattanaram. Ancienne chapelle royale aux chedis immenses, vous contemplez le Wat Sri Sanphet.

Et si vous apercevez une tête de Bouddha avalée dans des racines enchevêtrées, vous devez vous trouvez dans le Wat Mahathat, un des incontournables d’Ayutthaya. Les beautés du site se multiplient où que l’on regarde et le royaume de Siam se prend à revivre ses années fastes : les plaines centrales de Thaïlande ont encore bien des trésors cachés…

Cambodge : 5 lieux méconnus à visiter

5 lieux méconnus à visiter

Quand on planifie un voyage au Cambodge, on pense tout de suite à Phnom Penh, la capitale, et bien entendu aux temples d’Angkor. Siem Reap servant de base pour visiter ces derniers, la ville est tout aussi incontournable.

Et après ? Pour un voyage ayant deux semaines, ou plus, devant lui… ça fait court comme programme !

Voici donc 5 lieux méconnus à visiter au Cambodge :

  • 1 –  Koh Tonsay

Non loin de Kep, l’île du lapin est un petit coin de paradis à découvrir d’urgence. De petits bungalows en bois où l’électricité se fait rare pour tout hébergement. Palmiers, cocotiers… sans doute loin de l’image du Cambodge qu’on pourrait s’imaginer.

  • 2 – Battambang

Il s’agit de la deuxième ville du pays. Pourtant, les touristes ne s’y attardent pas et manquent temples et monastères, marchés de nuit et maisons coloniales. Le rythme nonchalant de cette grande cité ne joue pas en sa faveur mais c’est l’endroit idéal pour prendre le véritable pouls du Cambodge et faire des rencontres autrement plus authentiques qu’à Sieam Reap ou Phom Penh.

  • 3 – Phoum Kandal

Non loin de Kompong Chhnang, à une centaine de kilomètres de la capitale, se trouve le village flottant de Phoum Kandal, sur le Tonle Sap, le grand lac situé au centre du pays. C’est un site extraordinaire pour partager le quotidien d’une population exilée du Vietnam voisin et qui nous accueille les bras ouverts dans ses maisons bleues que l’on découvre au fil de l’eau.

 

  • 4 – Banlung

Petite capitale de la région du Ratanakiri, dans le nord est du pays, Banlung ne manque pas de charme et sert de point de départ à des excursions fantastiques : cascades, lac de cratère, campements à éléphants, rizières, villages montés sur pilotis etc. C’est loin mais un endroit comme ça se mérite.

  • 5 – Sen Monorom

Aussi isolée que Banlung, la ville de Sen Monorom est la capitale de la région du Mondolkiri. Là aussi, la destination est un prétexte parfait pour explorer les environs et notamment une jungle rapidement accessible. Trekking, balade à dos d’éléphant, bain rafraîchissant sous des cascades dans un décor luxuriant, c’est l’aventure à l’état pur.